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Jambe de Clovis



catégorie : Curiosité
Epoque : Médiévale
Site : Les Remparts d’Angoulême

Au début du XIIIe siècle la première enceinte, qui ne couvrait pas la partie sud-ouest de l’éperon, fut complétée par les Lusignan, comtes d’Angoulême. La nouvelle muraille comportait de petites tours rondes, avec trois meurtrières.

Une de ces tours est décorée d’une jambe, grossièrement sculptée, en mémoire, dit-on, de la blessure que reçut Clovis en donnant l’assaut à la ville en 508.

A la suite de la victoire de Vouillé, il avait soumis toutes les provinces situées entre la Loire et les Pyrénées, c’est à dire le Poitou, la Saintonge, le Bordelais, l’Auvergne, le Quercy, le Rouergue, l’Albigeois et le Toulousain.

C’est à Angoulême que les débris de l’armée vaincue s’étaient réfugiés et fortifiés. Clovis ne s’y arrêta pas, et préféra se rendre à Bordeaux pour y prendre ses quartiers d’hiver.

L’été suivant, informé que les Goths redevenaient menaçants, il mit le siège devant la ville, la prit et passa la garnison au fil de l’épée ; il chassa ensuite l’évêque et les autres ministres ariens et y établit Aptone, son chapelain, comme évêque.

Les différents auteurs, parmi lesquels Grégoire de Tours, Adhémar de Chabannes, ou le moine Aimoin, rapportent que, lorsque Clovis eut mis le siège devant Angoulême, les murailles de la ville tombèrent d’elles-mêmes et que, sans cette chute miraculeuse, manifestation évidente de la protection divine dont il bénéficiait, il eut vainement consumé ses forces devant une ville réputée imprenable.

Après la prise d’Angoulême, Clovis réunit l’Angoumois à la France, y plaça un gouverneur et revint à Paris où il mourut trois ans plus tard (511).

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